# TEM / TRANS-EUROPA MEDIAS/ CINEMA FRANÇAIS ET EXCEPTION CULTURELLE AU 66e FESTIVAL DE CANNES

Cinéma français au 66e festival de Cannes (ILCMC-06-E)

avec AFP – Libération
15 mai 2013

La défense du cinéma français et les craintes de voir l’exception culturelle, chère à la France, faire partie des futures négociations de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis, servent d’arrière-plan au 66e festival de Cannes. Pas moins de trois débats ou colloques auront lieu à Cannes sur ce thème.

REVUE DE PRESSE

Libération (Paris, ce 15 février 2013) consacre sa couverture, son éditorial et un dossier à la survie du Cinéma français :

« Sur les 84 films qui seront visibles à Cannes, une vingtaine sont français, venus de toutes les régions du paysage : film d’auteur, grand public, documentaire. C’est Noël en mai. Sauf qu’il y a le feu dans le sapin. Production, distribution, exploitation, réalisation : derrière le rideau de fumée de recettes globalement pharaoniques mais ne profitant chaque année qu’à une dizaine de films, c’est tout l’échafaudage qui menace de s’effondrer en écrasant les petits au seul profit des (très) gros. Un faisceau de dangers converge : entre autres, la très mal barrée convention collective régissant les salaires des techniciens du cinéma, cosignée par une poignée d’industriels milliardaires et le syndicat CGT, qui, quel que soit le labyrinthe des dérogations, pourrait rayer de la carte une flopée de films qui ne doivent leur survie qu’à leurs arrangements économes. De quoi régaler les thuriféraires du trop, c’est trop… Trop de films français, trop intellos, etc. Cette stupidité phénoménale dictée par les banquiers du cinéma reviendrait à se plaindre qu’il y ait trop de couleurs dans un Matisse ou trop de musique dans la Flûte enchantée.
Trop pas, comme disent les jeunes. Les lois Lang (années 80), qui ont garanti la survie et la diversité du cinéma français, méritent cependant d’être aménagées. Un film se montre tout autant sur un ordinateur ou un portable que dans une salle de cinéma. Que les bénéficiaires de ces nouveaux écrans participent au financement des films qu’ils diffusent serait la moindre des choses. Ils ne le feront pas sans y être contraints. Cela s’appelle une politique culturelle. »

Bruno Icher, lui, décrypte pour Libé la situation du cinéma français :

« Décryptage Economiquement en forme, le système en place privilégie les grosses machines au détriment des budgets modestes. Et provoque l’inquiétude (…) Drôle d’ambiance à Cannes. Et, pour une fois, la pluie qu’on annonce en abondance n’y est pas pour grand-chose. C’est plus grave : le cinéma français a le cafard. Depuis décembre et le coup de chaud de Vincent Maraval, le patron de Wild Bunch, dénonçant les cachets faramineux de quelques comédiens dans une tribune du Monde, la profession semble s’être réveillée avec des symptômes de grand malade. »

 

 

 

 

 

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