# TEM / TRANS-EUROPA MEDIAS/ LETTRES DE DUPUIS ET COTONET, D’ALFRED DE MUSSET

LETTRES DE DUPUIS ET COTONET

Préface de Michel Mourlet

Éditions FRANCE UNIVERS

Pour la célébration nationale du bicentenaire d’Alfred de Musset, les Éditions FRANCE UNIVERS présentent la nouvelle édition du pamphlet de 1836 anti-romantique, antiutopiste et politiquement très incorrect les « Lettres de Dupuis et Cotonet » …

Ces lettres, adressées à la Revue des deux mondes, ne furent réunies en volume qu’en 1876.

Censément écrites par deux bons bourgeois de La Ferté-sous-Jouarre qui entreprennent sous

la Monarchie de Juillet une enquête sur la société de leur temps, elles préfigurent la curiosité

boulimique de Bouvard et Pécuchet.

Armés de leur naïveté et de leur bon sens, Dupuis et Cotonet découvrent autour d’eux une foule d’absurdités, de cocasseries et de comportements déplorables qui continuent à sévir de nos jours. L’actualité de la satire est surprenante : motif de l’urgence qu’il y avait à la replacer sous les yeux des Français de 2010.

Musset est le Janus bifrons de notre littérature : amoureux et roué, Werther et Casanova,

romantique et classique, tantôt homme du XIXe siècle et tantôt du siècle précédent, il nous

offre ici son second profil, celui qui agaçait Lamartine et ses émules, celui qui décourageait

les spectateurs de son théâtre ; celui que nous avons d’excellentes raisons d’admirer.

REVUE DE PRESSE /

La critique d’ Alfred Eibel :

« Être de son temps ou ne pas être de son temps, that is the question ; question centrale débattue dans ces lettres. Qu’est-ce qu’une âme romantique ? Comment la distinguer de ce qu’on range habituellement dans la catégorie des classiques ? Créés par Alfred de Musset (1810-1857), Dupuis et Cotonet ne sont pas avides d’action ou de savoir ; ils font l’âne pour avoir du foin. Les deux amis soufflent le chaud et le froid, parlent de poison mais aussitôt d’antidote. Personnalité divisée, Musset exprime les contradiction de son siècle. Syncrétisme et alternance, dirait Montherlant. Nos deux compères s’interrogent sur le métier de journaliste, sur la liberté, sur les abus de pouvoir, sur le vocabulaire, sur les contorsions de la terminologie.

Qui croire ? A quoi s’accrocher devant la multiplication des points de vue ? Faut-il faire siennes les pâles idoles de notre temps ou rester accoté au passé ? Faut-il sacrifier aux modes, tout en les critiquant ? A-t-on le droit de se contredire ? Est-on alors coupable ? Ce qui est ici mis en cause, c’est l’idéologie, au sens large du mot, un piège à loups qui mutile. Michel Mourlet dans sa préface note que Musset « passe d’un état à l’autre comme le soleil allume les facettes d’une pierre au doigt d’une élégante ». Les grands créateurs n’ont cessé de s’adresser à eux-mêmes, de démentir, de réfuter, de tenir un discours antagoniste caractéristique d’un esprit indépendant. Ce petit livre est un formidable révélateur de la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. On n’est pas d’une pièce, proclamait jadis un paysan vaudois. »

 

 

 

 

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