# TRANS-EUROPA MEDIAS / AKIRA LE CHEF D’ŒUVRE D’OTOMO / FESTIVAL D’ANGOULEME (2)

TEM - BD ANGOULEME 5 akira (2015 01 02) 1

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Retour sur le chef d’œuvre d’Otomo, qui a aussi été l’ambassadeur de la Culture Mangas en France et en Belgique …

Intemporelle, la science-fiction rageuse et pacifiste d’Akira aura mis le temps à se déployer, puisqu’il se déroule pas loin de dix années entre le début de sa publication au Japon, dans le Young Magazine en décembre 1982 et sa conclusion en juin 1990. L’œuvre capte immédiatement l’attention par le choix de ses héros, un groupe de yankee, ces voyous japonais qui fument, errent en bécane plutôt que d’aller en cours. Des repris de justice emmenés par le charismatique Kaneda, charmeur et grande gueule, qui défient des gangs rivaux à coups de barre à mine lors de joutes mécanisées. Les différends se règlent sur des motos furieusement lancées le long des autoroutes désertiques de cette poubelle high-tech qu’est Néo-Tokyo en 2030.

Jusqu’à ce que l’un d’entre eux, le fragile Tetsuo, se vautre au mauvais endroit, au mauvais moment et se retrouve réduit au rôle de cobaye dans un labo militaire. Dévasté par une Troisième Guerre mondiale, le Japon d’Otomo vit toujours sous la menace d’une apocalypse nucléaire et est largement contrôlé par les militaires. En filigrane, Hiroshima et un pays démilitarisé depuis la fin de la Seconde Guerre. La dystopie d’Otomo dépeint aussi un archipel rongé par la montée des eaux et du fanatisme religieux, un culte fait de bric et de broc attendant la venue d’un messie que l’on nomme Akira. Même la transformation physique du cobaye Tetsuo vient creuser l’identité du Japon, entre autodestruction et renaissance.

AKIRA ET LE CINEMA

L’auteur de Naruto, Masashi Kishimoto, résumait récemment dans les colonnes du magazine Kaboom le choc visuel provoqué par l’œuvre d’Otomo : «Akira m’apparaît comme une œuvre insurpassable. En termes de dessin […], c’est intouchable. Les focales varient constamment et Otomo arrive en plus à reproduire les déformations optiques correspondant à chacune de ces focales. Otomo dessine avec un appareil photo dans la tête. […] Il est le premier à avoir poussé à ce point-là le dialogue entre manga et cinéma.»

Le lien entre Akira et le cinéma est tellement évident qu’Otomo ne résiste pas à la tentation d’adapter lui-même son œuvre en long métrage, alors que le manga est encore en cours de publication. Fort d’un budget colossal pour de l’animation japonaise et d’ambitions démesurées, Akira, le film, marquera durablement. En France, il a le droit aux honneurs d’une sortie en salles en 1991 avant d’être diffusé sur Canal +, à une époque où les amateurs de japanimation s’échangent des K7 pirates sous le manteau. Quatre ans avant que Miyazaki ait le droit au même traitement avec Porco Rosso.

TEM/ avec Libération – AFP/ 1er février 2015/

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