# TRANS-EUROPA MEDIAS / ALLEMAGNE: TRIOMPHE ELECTORAL DE MERKEL ET DE SA CDU-CSU

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 Triomphe électoral de Merkel et de sa CDU-CSU démocrate-chrétienne, qui frôle de deux sièges la majorité absolue au Bundestag,

Echec grave des libéraux (qui perdent 10%) du FDP qui n’a plus d’élus et disparaît du Bundestag,

Echec des deux partis « alternatifs », Die Piraten (qui sont en échec global) et les Anti-Euro de l’AFD (une dissidence de droite de la CDU), sans élus,

Chute des Grünen et de Die Linke (gauche radicale),

Disparition de l’extrême-droite …

LES RAPPORTS DE FORCE AU SOIR DE CES ELECTIONS

Angela Merkel a remporté un triomphe historique dimanche aux élections législatives allemandes de ce 22 septembre 2013 et se voit confirmer  un troisième mandat d’affilée de chancelière, frôlant en outre de la majorité absolue au Bundestag.

La chancelière a offert à son parti, la CDU (et à sa branche bavaroise la CSU), son score le plus élevé depuis 1990 avec 42,3% des voix, en hausse de 8,5 points par rapport à la dernière élection de 2009. Le parti conservateur est arrivé très loin devant le parti social-démocrate (SPD) 25,6% (+2,6), qui reste proche de son plus bas historique d’il y a quatre ans.

Mais l’allié libéral de Mme Merkel, le FDP, a été éjecté du parlement pour la première fois de l’après-guerre, avec son plus faible score jamais enregistré (4,5%), d’après les mêmes projections. Il y a en effet un seuil de 5% pour obtenir des élus, disposition établie pour barrer la route au communistes, puis à l’extrême-droite et qui frappe aujourd’hui un des partis piliers de la RFA.

Avec son deuxième plus mauvais score de l’après-guerre, le SPD semble avoir souffert de la campagne ratée de son candidat Peer Steinbrück qui a enchaîné les gaffes et polémiques : tout récemment un doigt d’honneur du candidat en Une du magazine Süddeutsche Zeitung a fait de l’ombre au parti. « Nous n’avons pas obtenu le résultat que nous voulions », a reconnu M. Steinbrück.

Les Verts sont en baisse sensible à 8,1% (-2,6 points), victimes d’une mauvaise stratégie de campagne des Grünen et d’une polémique sur la tolérance passée du mouvement envers la pédophilie. Il s’agit d’un vaste mouvement d’opinion, relayé par les réseaux sociaux, et qui vise en premier Cohn-Bendit (mais pas que lui) et ses positions déviantes sur l’éducation des petits enfants dans les années 70. Mouvement ignoré, voire nié, par les médias français.

La gauche radicale, Die Linke, a baissé de 3,5 points, à 8,4%.

M. Steinbrück a exclu que son parti noue une alliance avec Die Linke.

Un nouveau mouvement anti-euro, créé au printemps, a réussi un bon score, à 4,9%, mais juste sous les 5% nécessaires pour avoir des députés. L’AFD (« Alternative für Deutschland ») espérait peser davantage en rassemblant un vote protestataire et en surfant sur l’hostilité de nombreux Allemands aux plans de sauvetage des pays européens en crise. Néanmoins son score préserve son avenir et lui assure une capacité de nuisance.

DER SPIEGEL: « DEUTSCHLAND EST DÉFINITIVEMENT ANGELA-MERKEL-LAND ».

Angela Merkel est apparue rayonnante devant ses supporters pour se féliciter d’un résultat « super » et promettre « quatre nouvelles années de succès ». Elle a jugé qu’il était « trop tôt » pour se prononcer sur la démarche à suivre en termes d’alliances. « La République Merkel », titrait l’édition en ligne du Spiegel, ajoutant: « Deutschland est définitivement Angela-Merkel-Land ».

Les Allemands « n’ont pas offert à la chancelière une victoire, mais un triomphe », renchérissait le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung, évoquant le « Merkelisme ».

« A 59 ans, Angela Merkel a confirmé son statut de femme la plus puissante du monde », commente l’AFP, en devenant le premier dirigeant européen d’un grand pays à être reconduit depuis la crise financière et monétaire qui a secoué l’Union européenne. Cela va renforcer le poids de l’Allemagne au sein de l’UE, celui aussi des démocrates-chrétiens du PPE, ne vas pas aider les états en perdition – Grèce, Portugal, Espagne – de la Zone Euro. Et va fragiliser encore plus la position de la France de Hollande dans l’UE.

Jamais, depuis le chancelier Konrad Adenauer en 1957, les démocrate-chrétiens conservateurs (CDU/CSU) n’ont obtenu la majorité absolue des sièges au Bundestag (chambre basse du parlement). Mme Merkel a donc été plébiscitée par les 62 millions d’électeurs allemands, qui la « créditent d’avoir bien géré la crise de l’euro et d’avoir su protéger la première économie européenne », dit l’AFP. Elle a vanté durant la campagne « la bonne tenue des finances publiques et la baisse du chômage », à seulement 6,8% de la population active, quand ce même indicateur explosait dans beaucoup de pays européens.

Aucun de ses homologues en Espagne, en France, en Italie ou au Royaume-Uni, ne s’est fait réélire depuis le début de la crise financière. Dans l’Allemagne d’après-guerre, seuls Konrad Adenauer et le « chancelier de la Réunification » Helmut Kohl ont réussi à remporter trois mandats de chancelier.

« J’ai confiance dans le fait que l’Allemagne, avec son nouveau gouvernement, poursuivra son engagement et sa contribution à la construction d’une Europe pacifique et prospère au service de tous ses citoyens », a dit pour sa part le président du Conseil de l’Union européenne, Herman Van Rompuy. Qui appartient à cette puissante démocratie-chrétienne du PPE – le Parti Populaire Européen, qui fédère les partis nationaux démocrate-chrétiens de l’UE -, restée forte en Allemagne et aux Pays-Bas, même si elle a vu son influence se réduire en Italie et en Belgique (où elle a perdu son rôle dirigeant lors des élections de 2010).

QUELLE MAJORITE ?

L’OPTION CONSERVATRICE CDU-GRÜNEN EST POSSIBLE …

Merkel sera en position de force pour négocier une coalition, probablement avec les sociaux démocrates (SPD) –comme lors de son premier mandat (2005-2009)–, ou hypothétiquement avec les Verts. Cette grande coalition « conservatrice », pas si surprenante qu’elle n’en à l’air, est l’une des options possible…

Dans une telle configuration, elle pourrait sans problème continuer de mener sa politique de sauvetage de l’euro, selon son principe : « solidarité » en échange de « politiques de rigueur ». Le SPD et les Verts ont jusqu’ici approuvé au Bundestag avec les conservateurs de la CDU-CSU toutes les mesures d’aides aux pays en difficulté. « L’Europe n’a pas de souci à se faire (…) nous allons continuer à jouer notre rôle de façon fiable », a commenté dimanche soir le ministre des Finances Wolfgang Schäuble.

TEM / avec EODE – AFP / 23 sept. 2013 /

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