# TRANS-EUROPA MEDIAS/ BEAU LIVRE/ DU MODERNE AU BRUTALISME. 13 VILLAS À L’ÉPREUVE DU TEMPS

TEM - BOOK - Du moderne au brutalisme 1

Jean-Loup MARFAING, Rémi PAPILLAULT

Presses Universitaires du Mirail

Entre 1955 et 1975 de jeunes architectes construisent, dans et autour de l’agglomération toulousaine, treize maisons individuelles conformes à l’esprit radical de l’architecture moderne, l’essentiel étant ici d’habiter. Partiellement affranchis du cartésianisme de Le Corbusier mais requérant à son instar l’usage de matériaux bruts tels que le béton, ils créent, pour chacune de ces villas, une expression architecturale singulière issue des échanges directs avec les clients-habitants.

Formidables témoignages des visions conceptuelles de l’architecte et des besoins et usages du résident concrétisés dans un projet commun, les maisons sont ici mises en perspective : leur modernité est exposée à des regards croisés d’aujourd’hui pour mieux comprendre la relation de l’homme à son habitat.

Deux textes introductifs très riches développant les données du mouvement moderne au cours des trois décennies considérées (1945-1975) permettent d’aborder le corpus des maisons et villas étudiées.

Les auteurs présentent ensuite treize notices de villas sous la forme de véritables monographies d’architecture.

LA NOTION DE « BRUTALISME »

Cet ouvrage s’intéresse à une série de réalisations peu connues, maisons et villas construites en marge des grands chantiers d’habitations collectives et des ensembles urbains qui ont fait oublier ces expérimentations audacieuses et souvent de très grande qualité que furent les commandes privées.

La notion de  » brutalisme  » rend compte de cette inventivité formelle et de cette audace d’écriture. Construites il y a quarante ou cinquante ans, ces treize villas sont ici mises à l’épreuve du temps.

Il ne s’agit pas de dresser un constat d’huissier sur l’état des lieux, mais de mettre en perspective leur modernité sous les regards croisés d’étudiants en architectures, de leur enseignant, d’un historien et d’ architectes praticiens.

CE QU’ILS EN DISENT/

La critique de La Dépêche :

Extrait : « Le Mirail de Candilis, la Cité radieuse de Le Corbusier… L’architecture de l’après-guerre est souvent réduite, à Toulouse comme ailleurs, aux grands ensembles, aux villes nouvelles et aux tours de béton. Pourtant, ces Trente Glorieuses, ouvertes en 1945 et refermées vers 1975, ne se résument pas au logement collectif et aux bâtiments publics. Jean-Loup Marfaing et Rémi Papillault, architectes toulousains, le montrent bien en s’attachant, dans leur livre qui vient de paraître, à 13 villas remarquables construites entre 1955 et 1975 dans et autour de l’agglomération toulousaine.

«On aurait pu en montrer une vingtaine voire plus, note Rémi Papillault, on a restreint à ce qui nous apparaissait comme majeur dans la dimension de l’expérimentation», relève cet architecte du patrimoine (lire ci-contre), également professeur à l’école nationale supérieure d’architecture de Toulouse.

«Cette période a été une grande période de construction», poursuit Rémi Papillault, après la Libération puis avec l’accueil des pieds-noirs d’Algérie. «La villa a été un lieu d’expérimentation peut-être plus puissant que les grands programmes, car les propriétaires de ces villas ont donné véritablement carte blanche à de jeunes architectes toulousains», poursuit l’auteur toulousain.

Qu’est-ce qui caractérise et relie ces villas entre elles, sachant que chacune a été imaginée et conçue en tenant compte de son environnement et des désirs particuliers de ses propriétaires.

«C’est une architecture d’espace, la plus magistrale et ouverte possible», selon Rémi Papillault. D’où ces grandes ouvertures, ces liens entre le dedans et le dehors, ces perspectives allant de la cheminée-foyer centrale aux vues sur les Pyrénées, au travers de larges baies vitrées ou de terrasses.

Les matériaux aussi font dénominateur commun : béton brut, bien sûr, mais aussi clin d’œil local : brique épaisse, tuiles, galets. L’industrie briquetière toulousaine a même dessiné de nouvelles formes de briques pour répondre à la demande des architectes.

Le recours aux claustras amène ombre et élément décoratif. Les toits-terrasses, souvent recouverts de verdure, permettent d’insérer le bâtiment dans son environnement naturel. Le refus est clair des plâtres, enduits et autres décors bourgeois du XIXe siècle. Inspirés par le modernisme de Le Corbusier, ces architectes toulousains qui furent membres pour la plupart de son équipe pour le concours du Mirail (Candilis leur a été finalement préféré) ont su aussi s’en démarquer pour développer une véritable école toulousaine. »

http://www.ladepeche.fr/article/2013/11/11/1749980-13-villas-pour-30-glorieuses.html

LES AUTEURS

Architecte et historien, Jean-Loup Marfaing est chargé d’étude principal au Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) de la Haute-Garonne. Il a dirigé et publié plusieurs ouvrages dans les domaines du patrimoine, de l’architecture du XXe siècle et de l’histoire urbaine.

Docteur en histoire et civilisation et administrateur de la Fondation Le Corbusier, Rémi Papillault est professeur HDR en architecture à l’ENSA (Ecole nationale supérieure d’architecture) de Toulouse. Il a publié des recherches et articles portant principalement sur la patrimonialisation entre ville et architecture au XXe siècle, autour des projets de Léon Jaussely pour Barcelone, de Candilis, Josic et Woods pour Toulouse le Mirail, et de Le Corbusier à Chandigarh, en Inde.

EDITEUR : Presses Universitaires Mirail

COLLECTION : Architectures

ISBN : 978-2-8107-0268-8

EAN : 9782810702688

TEM / 31 mars 2014 /

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