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TEM - posts - BEAU LIVRE PHOTOGRAPHIER LA DANSE (2014 02 22) (1)

Rosita Boisseau, Laurent Philippe

Ed. Scala

« La photographie de danse est comme l’aurait écrit Bernard Lamarche-Vadel une pratique ustensilaire. Elle négocie avec les paramètres physiques imposés par le chorégraphe et son éclairagiste. Elle est liée plus à la communication des pièces dansées qu’à leur réelle mémoire. Pourtant en ouvrant « Photographier la danse » aux Nouvelles Editions Scala on se trouve impliqué dans un rapport d’une haute sensualité à la création chorégraphique d’aujourd’hui »

- Lacritique.org

La photographie et la danse sont considérées comme deux arts opposés. Tandis que l’un représente une chose figée et suspend le temps, l’autre fait l’éloge du mouvement et semble insaisissable. Pourtant, ce livre, au sujet innovant tente de les mêler pour s’approcher et interpréter au mieux les spectacles de danse.

Les très nombreuses photographies du livre sauvegardent ainsi cet art éphémère et permettent de retracer les vingt-cinq dernières années de la création dans le domaine de la danse. Son histoire y est dévoilée ainsi que la création des mouvements et des tendances esthétiques de la danse contemporaine.

Ce livre propose donc une réflexion sur la représentation et le regard et met en parallèle celui d’une critique de danse et celui d’un photographe. Le photographe doit-il réinterpréter le spectacle par ses photographies et proposer une nouvelle vision ou doit-il s’effacer afin de rendre compte le mieux possible de la réalité de la chorégraphie ?

CE QU’ILS EN DISENT /

Lacritique.org :

Extrait : « Dans un texte récemment diffusé par le Musée de la Danse de Boris Charmatz le philosophe Gilles Almavi critique ces deux dernières occurrences dans son étude paradoxalement titrée « la photographie n’existe pas » : « Une photographie de danse, pendant un spectacle de danse, c’est l’appareil qui se déclenche pile au bon moment. D’ailleurs, une pièce de danse qui amène à se dire « là, le photographe va prendre une photo », c’est mauvais signe. C’est le signe d’une photo réussie. Clic. C’est le signe d’une danse ratée. Une danse ratée, c’est une danse qui fait comme si elle allait être prise en photo. »

Si les photographies de Laurent Philippe échappent à ce défaut c’est en travaillant chaque spectacle dans sa durée, prises de vues successives lors des répétitions, filages, générales et plusieurs présentations publiques. Dans ces temps multiples il cherche une ligne visuelle claire, qui peut se fonder aussi comme le rappellent deux autres chapitres sur l’opposition de plans généraux et de  Détails. Ces images se donnent aussi bien les enjeux d’une netteté que les divers Flous : « Si le flou défait l’image de la danse, il en garde néanmoins la fulgurance du jet. »

Si Laurent Philippe peut produire ces photos signatures c’est que sachant opérer entre le vif et l’ inerte, il trace son chemin dans la jungle mémoriel qui subsiste à l’issue d’un spectacle de danse dont il tire des « vestiges de présence » dont il nous restitue l’atmosphère, l’énergie. »

http://www.lacritique.org/article-Photographier-la-danse-une-querelle-d-energies-fait-image

LES AUTEURS :

Rosita Boisseau, est journaliste (au Monde et à Télérama) et critique de danse. Elle a publié des monographies sur Régine Chopinot et Philippe Decouflé, un Panorama de la danse contemporaine (Textuel, zoo6), Danse et art contemporain et Swan(Scala).

Laurent Philippe, travaille jusqu’en 1987 comme cadreur et assistant opérateur sur des courts et long métrages. Il s’oriente alors vers la photographie de danse et travaille avec de nombreuses compagnies.  Il collabore régulièrement avec les magazines Danser et Télérama ainsi qu’avec le quotidien Le Monde.

EDITEUR : Scala

ISBN : 978-2-35988-107-3

EAN : 9782359881073

PRÉSENTATION : Broché

NB. DE PAGES : 160 pages

TEM / 22 février 2014 /

 ONE FLAT THING, REPRODUCED

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