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Quarantième cérémonie des César

Ce vendredi 20 février, au Théâtre du Châtelet, à Paris.

Revue de Presse / avec LLB /

Ce vendredi 20 février, le Théâtre du Châtelet, à Paris, accueillera la quarantième cérémonie des César. Une édition anniversaire qui met à l’honneur une génération qui n’était pas née lorsque furent créés les prix du cinéma français. Un signe de vitalité.

Chez les réalisateurs, la moyenne d’âge est de 42 ans. L’aîné, Abderrahmane Sissako, 53 ans, n’est d’ailleurs pas Français, mais Mauritanien. Sans lui, le réalisateur français moyen nommé aux César 2015 est né pile en même temps que la cérémonie.

DEUX SANS-FAUTE

Thomas Cailley, 34 ans, est l’outsider, avec son premier film, « Les combattants ». Plébiscité dès sa présentation à la Quinzaine des réalisateurs, à Cannes, il est deuxième en nombre de nominations (neuf), derrière « Saint Laurent » de Bertrand Bonello (dix) et devant le rival de ce dernier, « Yves Saint Laurent » de Jalil Lespert (sept nominations).

L’autre impétrant du groupe, c’est Thomas Lilti, médecin généraliste de son état, reconverti réalisateur. Son « Hippocrate », comme « Les combattants », a réussi le sans-faute depuis la Semaine de la critique cannoise, en frisant le million de spectateurs dans les salles et avec sept nominations.

GÉNÉRATION FÉMIS

Cailley et Lilti font partie d’une nouvelle génération de réalisateurs, libérés de l’héritage de la Nouvelle Vague et décomplexés quant à leurs emprunts narratifs aux (meilleures) séries télé. Leur triplé meilleur film-meilleur réalisateur-meilleur scénario (et meilleur premier film pour Cailley) témoigne de leur impact.

Une nouvelle « nouvelle vague » incarnée aussi par Céline Sciamma, nommée au César de la réalisation pour « Bande de filles », ou Marie Amachoukeli, 35 ans, Claire Burger et Samuel Theis, tous deux 36 ans, dont « Party Girl » décrocha la Caméra d’or à Cannes.

Hors Thomas Lilti, tous se sont croisés à la Fémis. Cette école de cinéma parisienne, naguère réputée pour former des « auteurs » austères, fait désormais souffler un vent frais sur le cinéma français. Vingt-six de ses diplômés se retrouvent parmi les 119 nommés des César – près d’un quart. Effet de mode, de talent ou de réseau ? Tous ont profité de la vitrine cannoise.

L’EXPÉRIENCE DES DAMES

La muse de cette génération est la comédienne Adèle Haenel, premier rôle dans « Les combattants » et compagne de Sciamma. Avec déjà quatre nominations à 26 ans, et un César du meilleur second rôle féminin l’année dernière pour « Suzanne » de Katell Quillévéré, elle concourt cette année pour celui de la meilleure actrice dans le film de Cailley. A ses côtés, la doyenne de la cérémonie, Catherine Deneuve (71 ans), a incarné sa mère dans « L’homme qu’on aimait trop », d’André Téchiné – un sacré symbole.

Entre elles, la moyenne d’âge est de 52 ans et les visages déjà bien connus. Une expérience qui rendra la sélection serrée entre Emilie Dequenne, Sandrine Kiberlain, Karin Viard et Juliette Binoche. Sans oublier Marion Cotillard dont on ne sait plus, entre ses nominations aux Oscar et un pôle EMPLOI chez les Dardenne, si elle est encore Française…

LA CONCURRENCE DES MESSIEURS

Chez les garçons, le match de l’année se jouera entre deux graines de stars : Pierre Niney (25 ans, Yves Saint Laurent dans « Yves Saint Laurent ») et Gaspard Ulliel (30 ans, Saint Laurent dans « Saint Laurent »). La logique voudrait que l’on récompense le premier (et le second des films).

Mais la concurrence est rude : Niels Arestrup (66 ans) est fantastique dans « Diplomatie ». Vincent Lacoste (21 ans), troisième impétrant, attend son premier César (pour « Hippocrate ») après trois nominations. Sans oublier François Damiens (42 ans), qu’on applaudira des deux mains (mais en silence), s’il devait monter pour la première fois sur scène.

TEM / avec LLB / 21 février 2015 /

 

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