# TRANS-EUROPA MEDIAS / EXPO ROY LICHTENSTEIN A BEAUBOURG

Liechteinstein

« Je ne crois pas que je fais des parodies. Je crois que je réinterprète des œuvres antérieures dans mon propre style, comme Picasso quand il réinvente Velasquez, Delacroix ou Rembrandt »

- Roy Lichtenstein

Revue de Presse avec La Libre Belgique (Bruxelles) /

« Lichtenstein règne à Paris » :

Extraits : « ARTS VISUELS. Après Londres, excellente rétrospective Roy Lichtenstein, à Paris. Réalisée en partenariat entre la Tate Modern et l’Art Institute de Chicago, cet ensemble Lichtenstein bénéficie au Centre Pompidou d’une scénographie enjouée et colorée qui renouvelle entièrement l’impact que la même exposition, à une série de pièces près, avait pu avoir à Londres, où nous l’avions vue au printemps. A l’instar de celle des bords de la Tamise, la démonstration des bords de la Seine privilégie un double regard, chronologique et thématique, mais le découpage proposé à Paris favorise une circulation sans aucun doute plus attrayante, moins stéréotypée, des modules bleu et blanc assurant une réelle fraîcheur de vision. Aérée, sensible, panoramique, tapis bleu et sol gris, l’invitation parisienne convie à reconsidérer un art qui, montré ainsi, semble n’avoir pris aucune ride. Tout démarre avec Mickey et Donald Duck, figures de proue des premiers élans d’un artiste qui invitait le monde ambiant à s’installer dans ses toiles. Ainsi, George Washington y donne-t-il tôt le change aux héros de bandes dessinées. Des peintures et des sculptures alternent le jeu tout au long du parcours, ce n’était pas aussi ouvertement le cas à Londres. De 1952 date un « Indien » peint à l’huile sur bois (…)

S’il accrocha ses basques au Pop Art, on se rend compte que Roy Lichtenstein (1923-1997) s’en démarquait par un style clair, fait de lignes nettes, d’agrandissements de trames d’imprimerie comme dans les gazettes, de couleurs primaires appliquées en aplat. Il en alla ainsi tout au long de son parcours. Et, s’il dialogua avec les figures populaires des comics à succès, le peintre américain assuma un héritage à la fois classique par le choix de ses thèmes – portraits, paysages, natures mortes – et de mèche avec l’avant-garde quand il se mit à relire Matisse, Mondrian, Picasso ou Léger. Et toujours avec ses couleurs et ses trames à lui. Dans les années 60, il se plut d’abord à agrandir au-delà de l’entendement des objets usuels soudain sacralisés : loupe, pneu, balle de golf, radio portable (…) Il paraphrasa le quotidien agressif et commercial en monumentalisant des couvertures de magazines ou un vulgaire Hot-Dog. « Ce que je crée – disait-il – c’est la forme. » Il disait aussi : « Je veux que mon tableau ait l’air d’avoir été programmé. Je veux cacher la trace de ma main. » Ce qui l’assimile aux artistes pop qui vantaient la banalité des choses et des réalités.

L’EXPO

Centre Pompidou, Paris, jusqu’au 4 novembre, tous les jours, sauf le mardi, de 11 à 21h, le jeudi jusqu’à 23h.

Catalogue en couleurs sous la direction de Camille Morineau, 240 pages, 200 illustrations, 40 euros.

Infos : www.centrepompidou.fr

RP TEM / avec LLB / 11 août 2013

 

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