# TRANS-EUROPA MEDIAS / L’EMERGENCE DU MANGA EN FRANCE / FESTIVAL D’ANGOULEME (4)

TEM - BD ANGOULEME 4 mangas en france (2015 01 01)

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Bien que surprenant, le choix du Festival d’Angoulême n’en reste pas moins très pertinent. Pour beaucoup de lecteurs, l’arrivée en France d’Akira, le grand œuvre d’Otomo, a été vécue comme un coup de poing. L’ouverture d’un territoire inexploré, d’un champ d’expression nouveau et audacieux qui entrait en résonance avec l’animation japonaise, encore émergente.

AKIRA EN AVANT-GARDE …

Akira n’est pas le premier manga publié dans l’Hexagone, loin s’en faut. Mais sa diffusion en petits fascicules d’une soixantaine de pages, peu chers et disponibles en kiosque, lui a ouvert les portes du grand public et a permis l’éclosion d’une sous-culture jusqu’alors confidentielle. Glénat, qui publie Akira dans sa version américaine (c’est-à-dire colorisée et dans le sens de lecture occidental), lance coup sur coup Dragon Ball, Gunnm, Appleseed… City Hunter paraît chez J’ai lu.

Entre 1990 et 1993, quantité de titres mythiques débarquent dans les Fnac et autres grandes enseignes. Ce sont les années Tonkam, du nom de la librairie spécialisée parisienne qui deviendra le centre d’attraction des fans français de japanimation et de mangas, dont la bible est le fanzine Animeland. Rapidement, la maison d’édition Les Humanoïdes associés creuse le sillon Otomo en traduisant Domu : rêves d’enfants. Un polar surnaturel qui se déroule dans une barre d’immeubles HLM où survient une épidémie de suicides. Une œuvre déjà mature, inspirée d’un fait divers, qui porte en elle les germes d’Akira, chef-d’œuvre d’Otomo qui vaut à lui seul ce grand prix d’Angoulême.

DE LA CRITIQUE DENIGRANTE A LA RECONNAISSANCE

En consacrant pour la première fois un auteur japonais, le FIBD donne aussi une respectabilité à une culture manga qui s’est vue accusée par des personnalités politiques de crétiniser des générations d’enfants quand les attaques ne venaient pas de la vieille garde de la BD elle-même. En l’espace de 25 ans, avec la culture manga, les Français sont passés d’un extrême à l’autre !

Il y a 25 ans, il était de bon ton de dire du mal des mangas, des « japoniaiseries » comme on disait à l’époque, de mettre tous les mangas dans le même panier et de dire que « ça abrutissait les enfants ». Aujourd’hui, c’est plutôt l’inverse : dès qu’on dit du mal des mangas, on passe pour un affreux réactionnaire, limite raciste envers les Japonais.  On préfère désormais chanter les louanges du « Club Dorothée », qui a contribué à populariser les mangas en France en diffusant de nombreux mangas (qui étaient au demeurant souvent inadaptés à un jeune public et doublés d’une façon fantaisiste).

Faut-il rappeler qu’à l’époque du « Club Dorothée », Libération qui aujourd’hui adule Otomo, était plus du côté de Ségolène Royal (l’une des principales pourfendeuses de la japanimation à l’époque) que du côté de Dorothée ?

TEM/ avec Libération – AFP/ 1er février 2015/

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