# TRANS-EUROPA MEDIAS / TEMOIGNAGE / RÉCIT D’UN SÉJOUR AU CAMEROUN. LE CHOC CULTUREL D’UN ÉDUCATEUR SPÉCIALISÉ

 

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Chapleau, Jean

Ed. Béliveau

« Je ne m’attendais pas à ce choc-là en arrivant en Afrique, nous confie l’auteur. Être à côté des gens, c’est toujours différent, de voir la pauvreté et de voir comment ces gens-là sont heureux. Je pensais à tout ce que j’avais, maison, eau courante, un salaire… ils n’ont pas ça et ils ont du plaisir pareil. Ça été très questionnant de voir ça. »

- Jean Chapleau.

Et si la sagesse de vivre était africaine ?

Lorsque l’avion a posé ses roues sur le tarmac de l’aéroport de Douala, mon cœur a failli s’arrêter. J’allais fouler le sol de l’Afrique, plus particulièrement au Cameroun, à un âge où la langueur de la retraite aurait dû me retrouver assis en douce rêverie.

Pourtant, j’entreprenais un séjour de neuf semaines, dans un petit patelin, en accompagnant des stagiaires. Durant ce séjour, je côtoierai des personnes qui doivent se battre quotidiennement pour se nourrir, en travaillant aux champs, en allant chercher de l’eau parfois loin de chez eux et qui garderont tout de même une joie de vivre.

«Je ne m’attendais pas à ce choc-là en arrivant en Afrique, nous confie l’auteur. Être à côté des gens, c’est toujours différent, de voir la pauvreté et de voir comment ces gens-là sont heureux. Je pensais à tout ce que j’avais, maison, eau courante, un salaire… ils n’ont pas ça et ils ont du plaisir pareil. Ça été très questionnant de voir ça. » Ce qui a marqué le plus Jean Chapleau est la faculté qu’ont les Camerounais qu’il a rencontrés «à vivre et être heureux avec si peu de commodité. Ce sont des gens sympathiques, accueillants et chaleureux. Ils sont très solidaires!»

Depuis son retour, Jean Chapleau se questionne encore : «comment nous, ici, au Québec, on chiale avec tout ce qu’on a. Depuis, je regarde des gens arroser leur entrée, laisser la lumière allumée… Je me dis qu’on n’est pas conscient de tout ce qu’on a!» Il confie d’ailleurs être maintenant très attentif à sa consommation.

Je serai bousculé dans mes valeurs et dans mon mode de vie nord-américain, où la notion de bonheur et de bien-être est associée à nos avoirs. En voyant les habitants du village se satisfaire du minimum, je me suis posé régulièrement la question : Combien me faut-il pour être heureux?

Depuis mon retour, j’ai le sentiment qu’une partie de moi est devenue africaine. Il est maintenant impossible de sortir l’Afrique de moi…

L’AUTEUR

Jean Chapleau a enseigné plus de 20 ans au département de Techniques d’éducation spécialisée du cégep de Saint-Jérôme, duquel il est retraité depuis 2012.

Depuis son retour du Cameroun, il est impliqué au Coffret (organisme communautaire qui vient en aide aux personnes immigrées à Saint-Jérôme).

Le site de l’auteur : www.jeanchapleau.com

EDITEUR : Béliveau

ISBN : 978-2-89092-637-0

EAN : 9782890926370

PRÉSENTATION : Broché

NB. DE PAGES : 242 pages

TEM / avec Le Journal du Nord / 31 juillet 2014 /

TEM - Récit d'un séjour au Cameroun 2

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