Fanny Déchanet-Platz
Presses Universitaires d’Artois
L’œuvre littéraire de Jean Proal (1904-1969), aujourd’hui méconnue, se compose d’une dizaine de romans publiés entre 1931 et 1956, de deux livres d’artistes – réalisés avec les peintres Hans Hartung et Anna-Eva Bergman – et d’ouvrages « documentaires » sur la nature.
Si Proal a été connu de son vivant comme le « romancier de la montagne », son véritable projet littéraire tend vers une écriture au plus proche de l’humanité. Souvent évoqués à l’ombre de ceux de Giono ou Ramuz, ses romans frappent cependant leurs lecteurs d’alors, et ceux d’aujourd’hui, par l’intensité de leurs drames.
Ce volume se donne pour objectif de mettre en lumière le romancier qu’était Jean Proal.
La première partie de l’ouvrage :
consacrée à son œuvre romanesque, réunit les communications présentées lors de la journée d’étude organisée à l’université Stendhal de Grenoble, avec le concours des Amis de Jean Proal, en décembre 2011 et intitulée : L’œuvre d’art vaut par ce qu’elle peut contenir de valeur humaine – Redécouvrir Jean Proal. Elle propose les analyses de six de ses romans qui mettent en avant la personnalité de son écriture.
La seconde partie :
se compose d’une présentation du fonds d’archive Jean Proal, conservé aux Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence (04), et d’un recueil de lettres échangées entre Proal et ceux qui ont joué un rôle dans le devenir de son œuvre (éditeurs, écrivains, critiques et artistes). Elles visent à dessiner l’ethos d’auteur de Jean Proal, entre doute, désir de reconnaissance et immense travail.
JEAN PROAL. BIO EXPRESS
Jean Proal est un écrivain français né le 16 juillet 1904 à Sainte-Rose, commune de Seyne-les-Alpes, et mort le 24 février 1969 à Avignon. Il écrit quelques nouvelles à vingt-quatre et vingt-cinq ans, puis son premier roman Tempête de printemps à 28 ans. Des écrivains comme Giono, Roger Martin du Gard, Marie Mauron… l’encouragent. Il est l’ami de Maria Borrély.
Mobilisé en 1939 dans un régiment d’artillerie, il est réformé en 1940 pour raison de santé4. Il connaît quelques difficultés à se faire éditer, avant de signer chez Denoël, et malgré le critique Léon Derey, il n’est considéré que comme un écrivain suivant Giono et Ramuz. En 1942, il est muté à Paris, où il tente d’obtenir le Goncourt. Il commence à se faire connaître du milieu littéraire, et reçoit des marques d’estime d’auteurs comme Max Jacob, Cendrars, Jean de La Varende et Jean Rostand.
Son œuvre se monte à une dizaine de romans, des contes et nouvelles, et quelques entretiens.
En 1950, il vient habiter Saint-Rémy-de-Provence où il se noue d’amitié avec Aragon et des peintres tels que Hans Hartung, Mario Prassinos. Il abandonne son poste de fonctionnaire (receveur à l’enregistrement) et ouvre un magasin d’électroménager en 1951.
Il reçut le Grand prix du roman de la société des gens de lettres pour De sel et de cendre en 1953 et fut Premier grand prix de Provence pour l’ensemble de son œuvre en 1961.
À ses derniers instants en 1969, il écrivait ces mots : « C’est la lumière qui me fait respirer ». Il meurt d’une maladie des poumons.
Editeur:Artois Presses Université
Collection:Etudes littéraires
Parution: novembre 2013
Pages:200 pages
EAN13:9782848321806
TEM / 13 janvier 2014 /