# TRANS-EUROPA MEDIAS / BEAU LIVRE / LE CUL BÉNIT – LIAISONS SACRÉES ET PASSIONS PROFANES

TEM - posts -BEAU LIVRE LE CUL BÉNIT (2014 05 01) (1)

Bernard Rio

Ed. COOP BREIZH

« Un livre du désir et du plaisir sur les liaisons sacrées entre l’humain et le divin »

Un dolmen décoré de paires de seins, une Vénus nue au bain, une fée peignant sa blonde chevelure à la fontaine, une sainte Vierge offrant sa généreuse poitrine à l’enfant Jésus, une femme exhibant ses jolies fesses dans le choeur d’une chapelle… Un menhir phallique, un sexe en érection sur une stèle gauloise, un diable coquin dans une église, un acrobate exhibitionniste… Bernard Rio revisite les dolmens et les chapelles pour dévoiler une Bretagne érotique et amoureuse.

Il donne à voir une multitude d’images sculptées, certaines datant de plusieurs milliers d’années, qui reprennent vie dans cette spectaculaire et passionnante évocation de la « grande déesse » et du « bon dieu », de la sirène tentatrice et du centaure lubrique, du démon de midi et de l’ange amoureux.

L’auteur relève une formidable gageure : parler du sexe et de l’amour sans jamais céder à la vulgarité et toujours avec une érudition plaisante et savoureuse.

Qui est la dame à la quenouille ?

Comment saint Guernichon a-t-il succédé à Cupidon ?

Pourquoi sainte Gwen possède-t-elle trois seins ?

Que représentent les symboles du peigne et du miroir, les deux attributs de la sirène ?

Qui sont le petangueule et le souffle-à-cul ?

Que signifient les vêpres des grenouilles ?

Ce sont quelques-unes des questions auxquelles Bernard Rio répond en traitant à la fois d’un art sacré et d’une religion populaire, des croyances et des mythes, pour restituer une cohérence à l’amour originel.

CE QU’ILS EN DISENT /

La critique (remarquable) de ‘Salon Littéraire’ :

Extraits : « Haut les culs, hauts les cœurs,  Le cul bénit c’est  une quête du Graal, le sexe principe d’amour, fût-il divin.

Les belles épousailles que voilà en terre bretonne !   Le titre Cul bénit, oxymore qui acoquine la chose dont il ne faudrait pas parler et la morale qu’il faudrait suivre, comme le dit joliment  l’auteur,  sied à merveille à ce beau livre qui réconcilie les bas morceaux du corps avec le très haut esprit saint  en nous invitant  à changer notre regard  sur les représentations canailles qui ornent les édifices religieux de la région.

Bernard Rio refuse de décrypter les scènes érotiques avec une vision religieuse ou moraliste, ou même  exhibitionniste, non, ces sexes érigés  et ces culs ouverts ne sont pas là pour effaroucher les bonnes âmes et les dévots ou ravir les voyeurs. Le sexe et ses plaisirs sont aussi un chemin qui mène à Dieu et il faut pour  aller chercher au-delà du christianisme,  lever le voile pudibond. L’auteur ôte  donc les œillères  de la bienséance et  cherche  une connexion pour comprendre le sens de cette débauche de sexes et de chair tentatrice,  il ne se focalise pas sur ce qui fascine l’œil, il embrasse l’ensemble des scènes, il interroge  les  lieux, les paysages, l’architecture, la mythologie, les fêtes calendaires, l’étymologie, bref  il lui faut retrouver toutes les pièces du puzzle pour  débusquer le sens de cette imagerie érotique et pornographique qui  envahit porches et calvaires de la Bretagne.

Ce spécialiste de l’environnement et du patrimoine  s’est  livré  à un travail historique de fourmi.  Il dit en préambule avoir  épuisé les traités d’art sacré et les ouvrages érotiques sans trouver réponse. Alors il a franchi les frontières  et c’est un ouvrage d’ Alain Daniélou  sur les temples hindous qui lui a donné une clef : ces lieux de culte  sont des endroits choisis pour des raisons précises, des lieux magnétiques,  magiques,  de véritables centres de communication entre deux mondes qui se méconnaissent et qu’il faut réunir, le visible et l’invisible.

B.Rio  transpose cette vision des choses aux sanctuaires bretons et ne voit plus dans une vulve exhibée une provocation ou un objet de péché (…)

Nous voici donc  embarqués pour  plusieurs millénaires  d’amour et de désir après que notre guide nous a présenté  la grande Déesse et ses signes symboliques, vulve ouverte, sein,  fesses, lune, soleil et la fertilité, et le  Bon Dieu et son phallus (donc dressé), son homologue masculin.

Les présentations faites, il s’agit d’ouvrir son champ de vision et de ne jamais se contenter de regarder le détail pornographique ou évoquant le sexe, ce qui est tentant il est vrai, tant l’iconographie  choisie  est  étonnante. Mais l’auteur  au regard affûté ne nous laisse pas gamberger, le contexte  historique est  décortiqué dans cette invitation à remonter le temps. »

Un second extrait : « Le livre est impossible à résumer tant le propos est soigneusement fouillé pour chaque sculpture sur laquelle s’arrête l’auteur.  Alors pêle-mêle quelques images récurrentes :  au chapitre 2, Les sirènes et l’amour, s’intéresse à ce que les fontaines disent de la féminité, ces portes d’un autre monde décrites  par Chrétien de Troyes, et qui ont donné corps à de si nombreuses légendes, telles celles des jeunes filles et des épingles avec leur symbolique sexuelle.  Dans le chapitre 3, la figure de la sirène  nue   ou  toujours seins nus est diabolisée et opposée à La Sainte Vierge désexualisée (ses seins servent à nourrir) ;   cette sirène  est [..parfois dotée d’une double queue, elle fait le grand écart pour offrir son sexe au regard et susciter le désir..] telle Sheela, l’irlandaise (Chapelle Notre Dame-du- Tertre à Chatelaudren). L’église a dû faire bonne figure avec cette diablesse parce qu’elle est omniprésente (…)

Après avoir refermé ce livre, on ne pourra plus s’arrêter  devant un sanctuaire sans avoir envie de faire son  propre jeu de piste à la recherche de toutes les composantes  qui justifient  le lieu de culte et  ses ornements, en gardant toujours à l’esprit que ces endroits  rassemblent et invitent au vivre ensemble  dans l’harmonie.  Et  surtout que  les plaisirs charnels ne sont pas un péché.  L’érotisme, pour ne pas dire le cul,  est assurément le premier pas vers  Dieu… le Bon Dieu … la Grande Déesse… Bel ode à la vie, non ? »

La critique complète sur :

http://salon-litteraire.com/fr/beaux-livres/review/1859542-le-cul-benit

L’AUTEUR

Spécialiste de l’environnement et du patrimoine, Bernard Rio est l’auteur de nombreux ouvrages chez différents éditeurs. Il a contribué à plusieurs encyclopédies dont le Dictionnaire critique de l’ésotérisme, publié par les Presses universitaires de France. Michel Maffesoli est professeur à la Sorbonne.

Interview de l’auteur sur :

http://coopbreizh.wordpress.com/tag/rio/

EDITEUR : Coop Breizh

ISBN : 978-2-84346-582-6

EAN : 9782843465826

PRÉSENTATION : Relié

NB. DE PAGES : 191 pages

TEM / avec Le Salon Littéraire / 1 er mai 2014 /

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