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TEM - posts - LIVRE LES LÉGENDES LES PLUS ÉTRANGES DE SUISSE (2014 03 27) (1)

Christian VELLAS

Ed. SLATKINE

Parmi les centaines de légendes suisses, il en est de plus insolites que d’autres.

Inquiétantes ou originales.

Certaines sont même carrément étranges …

C’est celles-ci que l’auteur a sélectionnées. Ici, pas de dragons ni de vouivres, pas de mythes fondateurs, pas de héros symboliques. Mais des histoires venues du fond des âges, avec leur saveur, leur sagesse, leur morale. Qui nous expliquent, mieux que de savants traités sociologiques, les mœurs et les coutumes de leur temps.

Nous allons ainsi d’Hugonnette, la fière résistante valaisanne, aux serpents de Saas qui sifflent et s’esquivent.

De la meule maudite de Reinach au nain farceur de Stampach.

Du crapaud condamné par Charlemagne au curé de la Dauda qui aimait trop chasser le chamois.

Du revenant du val Sinestra aux clochers tordus de Payerne, Muttenz ou Davos.

Des pauvres âmes du glacier du Hockenhorn aux processions de fantômes morts de la grande peste.

Le bouc rouge du Moléson, les abricots du curé de Tourtemagne, la fille transformée en cheval par Satan, l’appel de l’Hutzeran dans les bois du Chablais vaudois, l’aide des animaux pour fondre une cloche dans les Grisons, les mystérieux cavaliers protecteurs du juge de Bellinzone…

Le meilleur et des pleurs. Le pire et des rires.

Les légendes, ces archives populaires que nous ont léguées nos ancêtres, restent indispensables à notre compréhension du passé.

EXTRAIT DU LIVRE/

Avant-propos

Parmi les centaines de légendes suisses (peu de pays peuvent en revendiquer autant au kilomètre carré !), il en est de plus insolites que d’autres. Inquiétantes ou originales. Certaines sont même carrément étranges. C’est celles-ci que nous avons sélectionnées.

Dans ce livre, pas de dragons ni de vouivres. Pas de mythes fondateurs ou de récits historiques bâtis sur des symboles. Pas de héros légendaires comme Guillaume Tell ou Winkelried… Nous les avons largement chantés dans un précédent ouvrage.

Cette fois, nous explorons un registre moins connu. Ces légendes n’ont souvent jamais franchi les limites de leur canton. Et il est temps de retrouver leur saveur, leur sagesse, leur morale, qui expliquent, mieux que de savants traités sociologiques, les moeurs et les coutumes de leur temps. La religion chrétienne imprègne nombre de ces récits, et d’ailleurs, ce sont souvent des prêtres qui se sont plu à les recueillir.

Avouons-le : comme tout conteur, nous avons revisité ces légendes populaires, revendiquant le droit de modifier parfois des détails. Mais jamais le fond. Il est bon de se laisser entraîner, en s’imaginant parler à un auditoire devant un feu de cheminée, et d’ajouter quelque variante à une trame connue. C’est ainsi que les légendes devraient vivre : ne jamais trahir l’essentiel, garder la vérité du message, mais broder sur les garnitures pour ne pas lasser. Car ces textes venus du fond des âges ne prennent tout leur souffle que lorsqu’ils sont dits, ou mieux, joués. On sent alors le besoin d’introduire des «refrains», des phrases incantatoires, des jalons qui rythment le débit. C’est pour cette raison que les conteurs d’aujourd’hui, voisins des comédiens, retrouvent l’attention d’un large public. L’auteur, lui, ne peut qu’essayer de restituer ces atmosphères d’écoute. Sans voir les yeux qui brillent, sans goûter au silence d’un auditoire, sans sentir la tension que son récit suscite. Et sans entendre la demande qui réconforte : «Allons ! Dis-nous une autre histoire…»

Doit-on citer ses sources quand on écrit un recueil de légendes ? C’est impossible. Car dès que l’on se plonge dans les dizaines de livres, de chroniques et de documents qui les recensent, on se rend compte que les auteurs successifs ne font que reprendre des écrits plus anciens. C’est l’histoire de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours… Qui le premier a colporté une légende ? Qui en a écrit une version ? Qui l’a modifiée, transformée ? On ne peut rendre justice à personne en particulier. Si l’on tient néanmoins à expliquer ses recherches, on ne peut que citer les noms de «transmetteurs», souvent mués en «adaptateurs». Une longue chaîne, qui plonge ses racines dans l’humus anonyme du génie populaire (ce qui n’est pas le cas des contes, qui eux sont des récits inventés et signés).

Nous allons donc moissonner quelques dizaines de récits dans les champs féconds des légendes suisses (notez ce style gentiment désuet : c’est ainsi que s’exprimaient les conteurs autrefois… Promis, ce ne sera pas le nôtre !). Nous irons d’Hugonnette, la fière résistante valaisanne, aux serpents de Saas qui sifflent et s’esquivent. De la meule maudite de Reinach au nain farceur de Stampach. Du crapaud condamné par Charlemagne au curé de la Dauda qui aimait trop chasser le chamois. Du revenant du val Sinestra aux clochers tordus de Payerne, Muttenz ou Davos. Des pauvres âmes du glacier du Hockenhorn aux processions de fantômes morts de la grande peste…

Redisons-le : la plupart de ces légendes ont un côté étrange, déconcertant, en marge des thèmes habituels. C’est notre choix : les naïves fées ne sont pas de la noce et le diable souvent invité. La morale est cependant sauve, dans tous les cas. Nos aïeux aimaient se faire peur, mais, après la veillée, tenaient à repartir rassurés…

L’auteur :

Christian Vellas. Journaliste. Écrivain. Historien, spécialiste de l’histoire de Genève, Suisse. Chef d’édition de « La Tribune de Genève » (1970-2001).

EDITEUR : Slatkine

ISBN : 978-2-8321-0571-9

EAN : 9782832105719

PRÉSENTATION : Relié

NB. DE PAGES : 184 pages

TEM / 27 mars 2014 /

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